COTE D’IVOIRE : FÊTE DE LA LIBERTÉ DANS LA VILLE MARTYRISÉE DE DUEKOUE : LES CHRONIQUES DE NONRA

LES PIEDS

Bailly Spinto a chanté pour rendre hommage à ses pieds. Il a dit qu’il a ses deux pieds qui lui rendent énormément de service car c’est avec ça qu’il marche pour aller partout et n’importe où. Il a dit que quand les blancs n’avaient pas encore créé le vélo et la voiture, c’est avec ses pieds qu’il marchait de guiberoua jusqu’à Abidjan. Il faut être pauvre ou handicapé moteur pour mieux apprécier l’importance de ses pieds. Mais que faisons nous en général quand nos pieds nous conduisent où nous voulons ? Est ce pour faire du bien ou est-ce pour faire du mal ? Est ce pour une bonne raison ou une mauvaise ? Depuis 2002, plusieurs sortes de pieds ont foulé le territoire des Wê. Mpci, mpigo, mjp, frci, dozo, les mercenaires burkinabê de Amadé Ouremi etc. Ces pieds là sont venus avec la mort au bout du fusil. Ces pieds là sont venus pour voler et piller les Wê. Ces pieds là sont venus semer la psychose et le désarroi dans cette partie du pays. Et quand ces pieds sont venus, tout le monde a fui. Du moins pour ceux qui ont eu la chance de fuir. L’exil interne et externe étaient la seule alternative. Mais aujourd’hui une autre catégorie de pieds vient de franchir ce territoire brûlé, incendié et traumatisé. Oui cette fois ci, ce sont des pieds qui apportent le yako de consolation. Des pieds qui apportent le soutien moral et l’assistance dans le malheur. Et quand c’est comme ça, le peuple sort volontairement tout rassuré et confiant. Quand c’est comme ça, on croit à nouveau en l’humanité. Oui les meilleurs pieds sont enfin là, dans le pays Wê. Selon qu’il est écrit : qu’ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent la paix. Qu’ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles. Romains 10 v 15. BONNE FÊTE DE LA LIBERTÉ À TOUS LES COMBATTANTS. DEMAIN NOUS APPARTIENT DIEU VOULANT.