CÔTE D’IVOIRE : LA SOCIÉTÉ CIVILE EN DANGER – SAMBA DAVID ARRÊTÉ PAR LA POLICE

Samba David (images d’archives)

Le militant de la société civile Samba David se retrouve à nouveau face à la machine sécuritaire et juridique du pouvoir ivoirien dirigé par le Président Alassane OUATTARA.

Combien de fois le membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC) Samba David aussi leader des indignés de la Côte d’ivoire a-t-il subit le courroux, la foudre du pouvoir RHDP pour ses prises de positions en faveur de la démocratie et de la paix?

Seulement voilà, pour la énième fois, l’homme vient de tomber dans les filets de la police grâce au traquenard de la CEI ( Commission Électorale Independante) ce mardi 23 juillet 2019 aux environs de 10 heures.

En effet, les responsables de la CEI, avaient invité Samba David à une Séance de travail sur les réformes apportées à la commission électorale indépendante rejetée par les députés de l’opposition le vendredi dernier; probablement pour entendre ses observations.

Ce projet de loi adoptée par la majorité RHDP fait l’objet de beaucoup de controverses parce que jugé favorable au parti au pouvoir pour les élections de 2020.
Samba David était monté au crédo pour lancer un appel à la mobilisation de la jeunesse en vue de manifester contre ce qu’il juge comme étant une forfaiture devant la CEI ce 23 juillet 2019. Il faut noter que cette manifestation avait été annulée pour laisser la place à la rencontre avec les autorités de la Commission Electorale Indépendante.

Samba David la bête noire du pouvoir OUATTARA

Samba David de son vrai nom DOUDOU Nicaise avait depuis l’arrestation du président LAURENT GBAGBO troublé le sommeil de la case du RDR. Au plus fort du musellement des partis politiques de l’opposition notamment du FRONT POPULAIRE IVOIRIEN, le jeune Samba David s’était signalé par ses prises de parole et par ses appels à la manifestation contre le pouvoir en place pour revendiquer la démocratie et la paix pour son pays.
En 2015, il est arrêté et passe 3 ans en prison pour avoir appelé à manifester contre la candidature d’Alassane OUATTARA. Affaiblie, gravement malade, il est libéré en 2019 et rentre dans une longue période de convalescence.

Après les convocations et enlèvements tout azimut des opposants comme Bamba Moriféré, la répression et les arrestations des personnes de l’opposition capables de mobiliser les ivoiriens est devenue assez courant dans le pays et inquiète la population pour les élections présidentielles prévues pour 2020.

Ossey Hélène @ivoire114