CPI-Affaire Gbagbo et Blé Goudé : Une autre défaite de trop pour Fatou Bensouda et Alassane Ouattara

Il est de notre devoir pour les générations futures de faire la genèse de l’histoire d’un Président opprimé et de tout un peuple asservi.

Election sur fond de tension

Reportée six fois depuis 2005, les élections présidentielles en cote d’ivoire tant entendues par les partisans d’Alassane Ouattara et la communauté internationale a finalement eu lieu le 31 octobre 2010 pour le 1er tour comme ils l’ont souhaité.

Le 28 novembre 2010, le second tour de la présidentielle, oppose le président Laurent Gbagbo à son rival Alassane Ouattara.

Le 3 décembre, à l’issue du second tour, le pays se retrouve avec deux « vainqueurs ».

  • Alassane Ouattara désigné provisoirement vainqueur par la CEI et soutenu par la communauté internationale (France et l’ONU…) sans pourtant tenir compte du délai de promulgation (hors délai), et faisant fi des fraudes massives et flagrantes opérées par les partisans d’Alassane Ouattara dans le nord du pays (agressions sur les partisans de l’opposition, interdiction de vote …) et,
  • Quant au Conseil constitutionnel, il proclame la victoire de Laurent Gbagbo suivant les pouvoirs qui luis sont conférés par la constitution ivoirienne en tant qu’institution souveraine. 

A la surprise générale, le camps Ouattara se retranche au Golf Hôtel, s’imposant ainsi un blocus. Le temps d’attendre les recommandations de la communauté internationale qui continue de le soutenir obstinément. Au regard des évènements, l’on pourrait croire que tout ceci a été prémédité depuis le début par la communauté internationale dans le seul but d’imposer Ouattara Alassane aux ivoiriens. Subséquemment, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), dans son insolite déclaration des résultats provisoires depuis l’hôtel du Golf, siège de campagne de Ouattara, s’en remettait « sagement » à l’arbitrage du Conseil constitutionnel.

Comme par extraordinaire, l’ONU reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara. L’Union européenne, la France et les Etats-Unis ordonne à M. Gbagbo de s’incliner et foulent au pied les institutions d’un pays souverain et indépendant, la Cote d’Ivoire. 

Pendant que le Président Laurent Gbagbo appel l’ensemble des acteurs ivoiriens ainsi que la communauté internationale à un recomptage des voix, Alassane Ouattara n’a cessé de proposer l’usage de la force, qu’il a mis en œuvre avec l’aide de la France, des Etats-Unis et des Nations Unies. 

Cette prise de position de la dite communauté internationale (détentrice de la vérité absolue ?) va conduire le pays dans un chaos total pendant 4 mois.

En effet, les forces rebelles pro-Ouattara lance l’offensif le 28 mars 2011, aidé dans leur action meurtrière, par les forces Onusiennes et la force licorne contre les forces armées de Côte  d’ivoire ( FDS) garant de la sécurité du territoire du pays. Tensions, violences et médiations infructueuses sont les maitres maux de cette situation chaotique créer par les « occidentaux » et plus particulièrement la France de Nicolas Sarkozy. 

N’oublions pas aussi toutes ces victimes !

Cette crise a fait des milliers de morts parmi lesquels de hautes personnalités de l’Etat comme Me Boga Doudou, ministre de l’Intérieur, mais aussi de nombreux gendarmes en poste aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, sans compter les tueries sauvages des populations de l’Ouest notamment de Duékoué, Guitrozon et de Nahibly, les femmes violées et marquées à vie, les femmes éventrées, les enfants et les vieillards torturés, découpés ou égorgés à l’arme blanche ou brûlés dans des zones sous contrôle de la rébellion comme Bouaké, Korhogo, Séguéla et Vavoua. Tous ces crimes restent couverts par le silence coupable et semblent être tolérés pour ne pas dire voulus par la communauté internationale.

Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est arrêté par lesforce française puis livré aux forces rebelles de Ouattara à la sortie de combats de dix jours dans la capitale et de plusieurs bombardements de la résidence du chef de l’Etat Laurent Gbagbo par la force française Licorne et de l’ONU.

Le nombre des victimes provoqué par cet affrontement inutile dépourvu de tout sens s’est soldé par la mort d’environ 3000 personnes a annoncé l’AFP. 

Le 21 mai 2011, Alassane Ouattara est investi.

Le 30 novembre 2011, Laurent Gbagbo est transféré et incarcéré au centre de détention de la CPI à La Haye suivi peu de temps après, le 22 mars 2014 par Charles Blé Goudé,

Le 28 janvier 2016, ouverture du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à La Haye. Ils sont accusés de quatre chefs d’accusations, pour lesquels ils plaident non coupables (de crimes contre l’humanité, meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains)

 « Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I a rendu à la majorité la juge Olga Herrera Carbuccia dissident, décision orale acquittant MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les accusations et indiquant que les motifs complets de l’acquittement seraient déposés le plus tôt possible. 

Le 16 juillet 2019, la Chambre de première instance a publié les « Motifs d’une décision orale du 15 janvier 2019 sur la Requête de la Défense de Laurent Gbagbo afin qu’un jugement d’acquittement sur toutes les charges soit prononcé en faveur de Laurent Gbagbo et sa mise en liberté immédiate soit ordonnée »

Le même 16 juillet, après le dépôt des motifs écrits « Le Procureur demande à la Chambre d’appel de prolonger de 55 jours civils le délai limite de l’avis d’appel et du mémoire d’appel qu’elle a l’intention de déposer contre l’acquittement de MM. Gbagbo et Blé Goudé. » appuyé par la demande du représentant des victimes « Le 17 juillet 2019, le représentant légal des victimes participant à la procédure a déposé une réponse à la requête, indiquant qu’elle soutenait la Requête et que le même jour, M. Gbagbo a répondu qu’il ne s’opposait pas à la demande. » Extrait dans le document original (en anglais) 

La cour d’appel déboute Bensouda

Le 19 juillet 2019, la requête formulée par le bureau du procureur demandant une prorogation du délai pour le dépôt de son avis d’appel. « Passant à la demande de prorogation du délai pour le dépôt du mémoire d’appel 90 jours après la notification de la décision contestée à 145 jours, la Chambre estime que les arguments du Procureur ne démontrent pas un « motif valable » » fait savoir la Chambre d’Appel.

Pourquoi Bensouda a subi un autre échec ?

Au-delà des arguments donnés par le juge unique de la cour d’appel, il serait plus qu’inconcevable qu’une telle requête puisse aboutir. Voilà de cela sept (7) ans, voir Huit (8) ans que le procès intenté et planifié à l’encontre du président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été mise en exécution. Huit (8) ans qui ont permis à Bensouda en collaboration avec le gouvernement actuel et la communauté internationale, d’effectuer toutes les recherches suffisantes pour son accusation. Huit (8) ans pour trouver les preuves préjudiciables et irréfutables pouvant étayer les accusations. Comment admettre, après toutes ces années, encore un délai supplémentaire « raisonnable » selon elle, de plus 55 jours. Va t’elle reprendre le dossier dans son intégralité ? De quels autres arguments complémentaires à t’elle besoin en plus des 82 témoins à charge qui sont devenus par la force des choses des témoins à décharge ? L’acharnement de la procureur sur le président LAURENT GBAGBO et Charles Blé GOUDE ne trouve- t – elle pas sa source dans les intérêts économiques que représente la côte d’ivoire pour certains Financiers dont le Mari de l’autre ? 

Autant de questions qui, une fois élucidées ne ferait qu’ajouter aux nombreuses affirmations de complots orchestrées à l’encontre du président Gbagbo et des ivoiriens.

Samantha A Desmond. Correspondant ivoire114.