EDITO

L’homme noir a été opprimé aux travers de plusieurs marches de l’Histoire.

Sur les raisons, les justifications et les motivations qui tentent d’expliquer cet état de fait, des écrits qui décrivent et illustrent des faits, abondent la littérature. Lorsque évoque la traite des Noirs et la colonisation, la première chose que cela renvoie, c’est cette émotion vive qui transpire la douleur.

A l’heure de la mondialisation, il nous semble que l’Africain doit faire en sorte que ses faits et gestes inspirent respect et considération. S’il est rabaissé à certaines occasions pour qu’il se rappelle son histoire, le Noir n’est pas pour autant condamné à vivre dans l’indignité. Il doit donc se battre pour que son continent émerge. Ainsi, l’homme noir doit faire en sorte qu’il y ait un nouveau paradigme dans les rapports entre les pays du Sud et ceux du Nord, en particulier entre l’Afrique et la France. Il faut donc commencer par affronter les choses par ordre de priorité. En fait pour réussir à relever les différents défis qui se posent à l’Afrique, il faut examiner la question de l’organisation. Parce que comme l’Africain peine à être discipliné, notre intérêt commun est toujours pris en défaut. Il faut absolument opérer un éveil des consciences.

Konian Jean-Bedel Touré

Les défis à relever pour une Afrique Libre et Souveraine 

Plus de cinq décennies après les indépendances des pays africains, l’Afrique vit de plus en plus mal. Ce continent dont le sous-sol est immensément riche, a dans l’inconscient collectif comme connotation le mot « pandémies », et, notamment, la pauvreté, la faim, les migrations et les guerres.

Pourtant l’Afrique dispose d’un capital humain. Mais pourquoi, alors que le diagnostic sur le malaise de l’Afrique est fait depuis des décennies, ses richesses et son capital humain n’arrivent-ils toujours pas à contribuer au développement de ce continent ?

Il faut dire que l’Afrique souffre des dictats des puissances occidentales ; de son assujettissement aux politiques imposées par les organismes financiers internationaux (FMI et BM) ; de l’instrumentalisation des rebellions par les puissances occidentales au mépris de l’Etat de Droit et des intérêts de ce continent ; des déchirements pour avoir mal intégré les enjeux et les responsabilités de chacun à différent degré dans la gestion du capital humain et du capital naturel ; de l’émigration parce que sa jeunesse ne croit plus aux chances que les politiques locales peuvent leur donner ; de la mauvaise gouvernance avec ses lots de corruption et l’inadéquation des politiques locales, etc.

A la lecture des difficultés énoncées ci-dessus, il y a lieu de s’organiser pour amener les bailleurs de fonds et les puissances occidentales à intégrer un nouveau paradigme : le partenariat « gagnant-gagnant ». Il s’agit de créer les conditions pour que ce partenariat « gagnant-gagnant » entre l’Afrique et l’Occident soit mis en place.

Comme certains de ses devanciers africains, c’est le combat que le Président Laurent Gbagbo mène depuis des décennies pour la Souveraineté, la Dignité et la Liberté pour son pays et pour l’Afrique. Son engagement et son insoumission lui ont valu la déportation et aujourd’hui un procès devant les juges de la CPI, après son renversement par les forces de l’ONU et  de la France.

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