Un 6e pays africain ouvre un consulat général au Sahara occidental en y reconnaissant l’autorité marocaine

La Côte d’Ivoire a ouvert mardi 18 février un consulat général dans la ville de Laâyoune, dans le territoire du Sahara occidental sous autorité marocaine, devenant ainsi le sixième État africain à y inaugurer une représentation diplomatique.

En la présence de son homologue marocain Nasser Bourita, le ministre ivoirien des Affaires étrangères Ally Coulibaly a inauguré mardi 18 février un consulat général de son pays dans la ville de Laâyoune, dans le territoire du Sahara occidental administré par le Maroc, a rapporté l’agence officielle Maghreb Arabe Presse (MAP).

C’est le sixième pays africain à ouvrir une représentation diplomatique dans le territoire du Sahara occidental. En effet, l’Union des Comores, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe et la République Centrafricaine ont déjà inauguré des consulats à Laâyoune, alors que la Guinée a, quant à elle, ouvert une représentation dans la ville de Dakhla.

Alger exprime sa colère

Le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé «les graves décisions unilatérales de la Guinée et du Gabon» d’ouvrir des consulats à Dakhla et Laâyoune, dans le territoire du Sahara occidental sous autorité marocaine, a indiqué un communiqué relayé par l’agence officielle Algérie Presse Service (APS):

«L’Algérie a pris connaissance des décisions unilatérales des gouvernements de la République de Guinée et du Gabon d’ouvrir des représentations consulaires à Dakhla et à Laâyoune, deux villes occupées du Sahara occidental».

«Ces décisions graves qui constituent une violation flagrante» des normes du droit international, des décisions et des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies relatives à la question du Sahara Occidental «ne peuvent en aucun cas légitimer la colonisation de ces territoires ni remettre en cause le droit inaliénable et imprescriptible du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément à la doctrine et à la pratique consacrées des Nations unies et de l’Union Africaine en la matière», a ajouté le ministère.

«Ces actes unilatéraux représentent aussi une atteinte grave au principe de la solidarité qui doit prévaloir entre les pays fondateurs de l’Union Africaine», a conclu la note du ministère.

Qu’en est-il des relations algéro-marocaines?

Le 19 décembre, lors de la cérémonie de son investiture au poste de Président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le conflit au Sahara occidental était «une question de décolonisation» inscrite et traitée dans ce cadre aux Nations unies et qui a fait l’objet d’un nombre conséquent de résolutions du Conseil de sécurité.

Réaffirmant la position algérienne de soutien à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions de l’Onu, Tebboune a estimé «que cette question ne devait pas être un obstacle pour la reprise de relations normales entre les deux pays».

Auparavant, le roi Mohammed VI avait proposé aux autorités algériennes la création d’un mécanisme de dialogue bilatéral pour la résolution des problèmes qui entravent les relations de bon voisinage entre les deux pays dans le cadre d’un dialogue «franc et direct».

 

Ivoire114l’AfriqueNouvelle.info avec Sputnik.fr