COTE D’IVOIRE : Coronavirus Mesures de préventions : Pas de mesures réelles, seulement que de la communication ?

Cinq (5) nouveaux cas ont été confirmés positifs au Coronavirus a-t-on appris de sources émanant du Ministère de la Santé. Tous sont dans un état « stable » selon le même communiqué.
Le bilan en Côte d’Ivoire monte à quatorze (14) cas confirmés dont un (1) guéri. Sans être un mathématicien hors pair, une augmentation en nette progression laisse à présager le pire dans un avenir proche si nous n’y prenons garde. Notons également que des recherches ont été engagées en vue d’identifiés tous leurs contacts et cela pourrait prendre assez de temps. Au-delà de cette première initiative, il y a lieu de repérer les différents itinéraires empruntés par chacune des personnes identifiées au cours de la dernière semaine et surtout, le ou les différents moyens de transport qu’elles ont utilisés.

Entre autres les mesures entreprises par le gouvernement en vue de circonscrire la maladie, on note que le diagnostic et la prise en charge des cas suspects et confirmés seront gratuits. Une annonce avisée, à saluer, connaissant le pouvoir d’achat d’une grande partie de la population ivoirienne.

Cependant, fort est de constater que le malade, présentant les symptômes de la maladie, a le choix, soit d’appeler le service adéquat (143 OU 101) ou de se rendre dans un point de santé le plus proche pour une prise en charge immédiate.

Il est évident, au vu des voies de transmission de la maladie (Nous le rappelons, la transmission inter-humaine est possible et a été observée sur des petits groupes d’individus, mais le mode de contamination n’est pas encore clairement défini même si il semblerait que la pathologie soit transmissible par voie aérienne (gouttelettes de salive) et par contact physique direct avec des personnes ou objets contaminés), que le deuxième choix nécessite au malade un déplacement, d’où le risque de contamination très élevé tout au long du trajet (Contact physique, moyens de transport etc..). Notons en passant que beaucoup de nos compatriotes risquent de choisir le déplacement vers les centres de santé, redoutant l’opprobre dans son entourage immédiat.
Une autre mesure de prévention aussi importante est celle du respect des mesures d’hygiène corporelle, comportementale, hydrique et alimentaire (le lavage des mains au savon, application des solutions hydroalcooliques, interdictions des salutations manuelles, accolades et embrassades, interdiction stricte de la consommation de viande de brousse).

Fort est de constater également, que le gouvernement reste insensible aux grognes de la population qui voit sans pouvoir y faire grande chose, les prix de ces produits grimpent, passant du simple au double voir au triple. On peut noter les caches nez vendus auparavant à 100F ou 200 F l’unité, en fonction de la qualité, sont passés inexorablement à 500F voir 1000F l’unité. Le Gel hydroalcoolique quant à lui est passé systématiquement dans certaines surfaces de la place à 5000F.
Il serait bienséant aux vues des moyens financiers (En plus des 650 millions de FCFA mobilisés par l’État de Côte d’Ivoire, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du COVID-19, la Banque mondiale (Coralie Gevers ) a approuvé la demande du gouvernement pour un soutien d’urgence de 342 millions de francs CFA, pour le financement d’une première partie du Plan de préparation contre le Coronavirus.) mobilisés pour financer le plan de prévention de la maladie à Coronavirus, qu’il soit ouvert dans chaque commune d’Abidjan, sur un espace vert aménagé pour la circonstance, le confinement des malades confirmés et des cas suspects. Des chapiteaux devraient être dressés avec toutes les mesures préventives, notamment sur la prévention, la surveillance épidémiologique et biologique ainsi que la prise en charge de malades éventuels. Cette mesure complémentaire, peut faire permettre encore de donner conscience à la population et montrer encore plus la gravité de cette pandémie sur la vie de tous les citoyens de pays.
Même si la gratuité reste l’une des solutions acceptable et recommandable, pour permettre à un grand nombre de la population de se protéger et de prévenir la maladie, l’état peut exercer son droit régalien sur ces produits valant leur pesant d’or à ce jour, aux yeux de la population et procéder à un contrôle systématique des prix voir même les homologuer ou même les subventionner.

Cependant, la question que nous nous posons tous et qui reste encore à éclaircir par le gouvernement, « l’Institut Pasteur reste elle la seule structure à pourvoir « identifier les porteurs de la maladie à coronavirus ? ».
Nous y reviendrons dans un prochain article……

Samanta A. Desmonde