COVID-19 : REVELATION TROUBLANTE DU PROFESSEUR LUC MONTAGNIER – QUI DIT LA VERITE ?

La crise de coronavirus, comme toute crise virale, engendre de très nombreux débats, quant à l’origine et le but même visé de cette crise. C’est une révélation qui pourrait relancer une nouvelle fois le débat sur l’origine du coronavirus. 

Les hypothèses les plus diverses circulent sur Internet depuis des semaines. La dernière en date, montre la dangerosité du virus COVID-19 qui serait « amplifiée » par les réseaux 5G, il serait une arme de guerre biologique chinoise sciemment diffusée, se baserait sur un travail commencé à l’Institut Pasteur et breveté il y a 15 ans etc… 

Une théorie, plus que probant, qui circule depuis le début de l’épidémie, laisse penser à une fuite du virus dans un laboratoire de Wuhan. Cette théorie est très vite démentie par les analyses du génome de ce virus dont les Chinois ont tout de suite communiqué les données. C’est aussi ce que, du moins, ont récemment rappelé des groupes de scientifiques internationaux dans les journaux « The Lancet » et « Nature » en ces termes « Le COVID-19 est un virus qui contient essentiellement (mais pas forcément seulement) du matériel génétique dit naturel ». Une rapidité de réaction suspecte, de la part des Chinois, aux yeux du Professeur qui a voulu en savoir plus.

Aujourd’hui, avec la nouvelle déclaration du Pr Luc Montagnier, tout est relancé.

En effet, Il affirme que le coronavirus responsable de la pandémie de Covid-19 serait le résultat d’un « accident industriel » sorti d’un laboratoire chinois.

De quel laboratoire fait-il allusion ?

Selon les informations recueillies, le laboratoire de type P4 à Wuhan, a été coconstruit avec la France, malgré les inquiétudes internationales sur l’utilisation militaire cachée qu’en ferait le régime communiste pour produire des armes biologiques. C’est probablement ce qui explique les premières rumeurs liées à l’avènement du Covid-19 à des activités « secrètes » du laboratoire P4. 

Inauguré en 2017 par le Premier ministre français Bernard Cazeneuve, sa ministre française des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine et le Directeur Général de l’Inserm Yves Lévy, le laboratoire appartient à un campus de recherche plus large, le Wuhan Institute of Virology. Celui-ci inclut un laboratoire de premier plan mondial que travaille spécifiquement sur les différentes souches de coronavirus. Il est dirigé par le Pr. Shi Zhengli.

C’est donc vers son laboratoire que se tournent aujourd’hui tous les soupçons.

Faut-il croire à cette énième hypothèse ?

Depuis le début de la crise sanitaire, L’idée que le virus ait pu être créé par des scientifiques a été formellement démentie par l’institut de virologie de Wuhan. Quoi de plus normale. Un aveu de leur part serait catastrophique pour la suite. Cependant, cette attestation a été aussi accréditée par le professeur de biologie chimique à l’université de Rutgers Richard Ebright, , cité par le Washington Post qui atteste « Il n’y a absolument rien dans la séquence génomique de ce virus qui indique qu’il ait pu être créé par ingénierie génétique. La possibilité qu’il s’agisse d’une arme biologique sciemment diffusée peut être exclue de manière certaine ».

Aujourd’hui, une autre étude vient en démontrer le contraire. Celle-ci venant du professeur Luc Montagnier, lauréat du prix Nobel de médecine 2008.

Dans son entretien accordé au site « Pourquoi Docteur ? » le 16 Avril dernier, le professeur Luc Montagnier, ne croit en aucun moment, à la thèse qui montre la provenance d’une contamination dans un marché aux animaux sauvages de Wuhan et l’affirme sans ambages « C’est une belle légende, ce n’est pas possible. Le virus sort d’un laboratoire de Wuhan »

Il explique de la plus simple des manières, la thèse d’une fuite du virus, depuis le laboratoire de Wuhan. Se basant dans un premier temps sur la spécialisation de ce laboratoire depuis plus de 20 ans. Il estime qu’« ils ont une expertise dans le domaine », mais aussi selon ses dires, ils auraient joué « les apprentis sorciers » ce qui a provoqué « un accident industriel » qui a permis au virus de sortir du laboratoire, échappant au contrôle de ses initiateurs. 

Le constat désolant qui en découle est que selon lui « La séquence du VIH aurait été insérée dans le génome du coronavirus pour tenter de faire un vaccin contre le VIH », assure-t-il. Il affirme mordicus par la suite « Le coronavirus est un virus sorti d’un laboratoire chinois »

Afin de prouver et étayer ses affirmations, le Pr Luc Montagnier défini sur quelle base est fondée ses arguments « Avec mon collègue, le bio-mathématicien Jean-Claude Perez, nous avons regardé de près la description du génome de ce virus à ARN » en ajoutant que « Des chercheurs indiens avaient déjà tenté de publier les résultats d’analyses montrant que ce génome abritait des séquences d’un autre virus qui est … le VIH, le virus du SIDA, mais ils ont été obligés de se rétracter, les pressions étaient trop fortes ».

Face aux affirmations d’un professeur marginalisé, contesté ou peut-être même incompris, suivant ses prises de positions, amène à se demander si le coronavirus examiné aurait pu être prélevé sur un patient par ailleurs atteint du VIH. La réponse du professeur est sans appel « Non », réfute Luc Montagnier, et de poursuivre « pour insérer une séquence du VIH dans ce génome, il faut des outils moléculaires, cela ne peut se faire qu’en laboratoire ».

Faut-il croire aux arguments qu’avance le Professeur ?

A cette question, il faut remonter dans la vie et la carrière de Luc Montagnier éminent biologiste virologue français, né le 18 août 1932 à Chabris, dans l’Indre, Colauréat le 6 octobre 2008 avec Françoise Barré-Sinoussi et Harald zur Hausen du Prix Nobel de physiologie ou médecine, pour la découverte, en 1983 du VIH, le virus responsable du sida, mais contesté pour ses prises de positions qui auraient, dit-on, parfois « choqué » la communauté scientifique, notamment sur la prise de vaccin.

Certains de ses confrères de la communauté scientifique, le perçoivent comme un non-conformiste, cela pour ces prises de positions jugés peu « recommandable ». Beaucoup d’encre ont coulé depuis sa nomination, une partie de la communauté scientifique ont même émis des doutes sur sa participation à la découverte du VIH.

Est-ce parce qu’il est incompris, ou qu’il touche des points sensibles qui déplait à plus d’un ?

Une autre contestation survient encore, lorsque qu’il prend position dans les années 2000 sur les ondes électriques qui seraient émises par l’ADN. Il en ait de même, par la suite, lorsqu’il tente de créditer le principe de la « mémoire de l’eau » défendu par Jacques Benveniste, dont les travaux ont été sévèrement jugés, toujours, par la communauté scientifique.

Il est vrai que ses idées ou ses prises de position parfois audacieuses laissent beaucoup de place aux interrogations sur ce que vaut réellement cette autre affirmation venant de lui.

Malgré tous ces antécédents, malgré tous ces doutes et appréhensions, n’oublions pas qui est vraiment le Pr Luc Montagnier. La formation, les nominations, la carrière si enrichissante, qui lui ont value sa renommée, il demeure un éminent chercheur et Professeur. Il est fort recommandable de ne pas jeter aux oubliettes cette piste avant qu’elle soit établie, exploré, ou avérée.

N’oublions pas que ces révélations du professeur viennent renforcer les doutes que plusieurs chefs d’Etat ont émis récemment, à commencer par Emmanuel Macron. Le chef d’Etat français avait notamment déclaré : « Des choses se sont passées là-bas que nous ne savons pas ». 

Parallèlement, pas plus tard en ce mois d’avril 2020, toujours dans cette situation de pandémie, le chroniqueur spécialiste des affaires étrangères du Washington Post, Josh Rogin, révèle que l’ambassade des États-Unis à Pékin a alerté à deux reprises le Département d’État des États-Unis en 2018 sur l’insuffisance des mesures de sécurité au sein du laboratoire, évoquant en particulier des études risquées sur les coronavirus provenant de chauves-souris.

Interrogés sur cet état de faite, ni Mike Pompeo, secrétaire d’État des États-Unis, ni Donald Trump, président des États-Unis, n’excluent l’hypothèse émise par Fox News, selon laquelle le SARS-CoV-2 pourrait provenir accidentellement de ce laboratoire ; tous deux évoquent une enquête en cours de leur administration.

Restons donc vigilant et que les scientifiques, médecins et chercheurs, prennent juste un peu de leur temps pour analyser, étudier, examiner en profondeur et comprendre les affirmations, avant de les rejeter du revers de la main.

Gardons, nous de juger avant parce que, le résultat final ici recherché par tous et pour tous, y compris pour les hommes de science est de pouvoir trouver un remède efficace à ce virus responsable d’une pandémie d’ores et déjà tragique et meurtrière.

Si ce n’est pas là l’objectif ultime de toutes ces recherches dans le monde entier, alors que recherchons-nous ?

 

Samanta A. Desmonde