Côte d’Ivoire : La maladie de Gon, un sérieux handicap pour sa course à la présidentielle de 2020 ?

Cela fait maintenant 7 jours que le premier ministre Amadou gon Coulibaly a été évacué d’urgence sur paris, pour cause de maladie selon certaines sources concordantes, mais pour ses proches et le gouvernement, il s’agit d’un simple contrôle de routine.

En effet, le samedi nuit, le jour de son départ, un communiqué de la Présidence de la République, publié indique que « le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly s’est rendu à Paris (France), ce samedi 2 mai 2020, pour un contrôle médical »

Il est évident que, l’heure n’est certes pas aux polémiques, mais les Ivoiriens s’interrogent sur le réel état de santé de leur Premier ministre. Effectivement, les ivoiriens sont inquiets, le souci majeur qui a amené le PM a quitté précipitamment la Cote d’Ivoire (au vu du communiqué du gouvernement sur un papier sans entête, c’est-à-dire sans les armoiries de la république), pour une destination jugée dangereuse, laisse entrevoir une situation inquiétante et/ou urgente. Il faut être « fou » ou « dépourvu de tout bon sens » ou « inconscient », pour aller aujourd’hui en Europe, surtout en France dont les frontières sont fermées pour cause de Covid-19. La France qui est parmi les pays les plus touchés par le Coronavirus et Paris, considéré comme une zone rouge, et se rendre par la suite à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, pour juste effectuer un contrôle relève vraiment d’un parcours de combattant.

Cependant, Pourquoi ne pas se soigner ici en cote d’ivoire, avec toutes les infrastructures que Alassane Ouattara aurait fait construire pour tous les ivoiriens, que de brader tous les dangers et risques de contamination élevée au Covid-19, sachant bien sur que la cote d’ivoire regorge d’imminant de Professeurs et Médecins de renommés internationales ? 

Le système de santé en Côte d’Ivoire est-il aussi précaire ?

Cette situation au-delà du fait de la maladie même de AGC, soulève encore la problématique liée au système sanitaire ivoirien : Hôpitaux délabrés, manque de moyens en personnel, en équipements et en médicaments, corruption, favoritisme, sont les caractéristiques récurrentes qui parasitent système médical du pays du célèbre économiste Président Alassane Ouattara. 

Cette inquiétude est d’autant plus grande pour les ivoiriens, qui déplorent en majorité deux faits alarmant :

Le premier fait criard, celui relatif au délaissement de nos médecins, aussi expérimentés soit ils, pour une raison sordide « qu’ils ne sont pas de toute confiance » au profit des médecins dits « occidentaux ». le délabrement de nos hôpitaux, que les mêmes autorités refusent de restaurer, parce qu’ils savent où aller pour se faire traiter. Pour des maladies, parfois superficielles, nos autorités choisissent, depuis toujours et aux frais des contribuables, l’évacuation sanitaire. 

Qui paiera toutes ces factures (la facture d’immobilisation de l’avion sur tarmac de l’aéroport de débarquement, de sa révision pour lui permettre un retour en toute sécurité, du plein de carburant en aller et retour ainsi que les factures d’hôtel de tout ceux qui ont le privilège d’accompagner le PM), par conséquent, il est plus que primordial que le gouvernement d’Alassane Ouattara, pensent à réhabiliter la réputation sanitaire dans des hôpitaux, et le renouvèlement de l’équipement des centres hospitaliers en les dotant de plateaux techniques à la hauteur des ambitions d’un pays émergeant et de mettre à contribution notre personnel de santé qualifié et de qualité. Cela va de soi, du moment où la Cote d’Ivoire connait, depuis l’accession au pouvoir du RDR et de son Président Alassane Ouattara, une croissance à deux chiffres.

 

Le second fait marquant porte sur l’état de santé du candidat à la présidentielle d’octobre prochain du premier ministre Gon Coulibaly.

Avec ses antécédents médicaux, Amadou Gon Coulibaly a une santé fragile, disons même très fragile. Rappelons qu’en 2012, il a subi une transplantation du cœur et reste donc depuis régulièrement suivi. Fin mars, il s’était auto-confiné, après avoir été en contact, selon les autorités sanitaires du pays, avec une personne malade du COVID-19, avant d’être testé négatif par la suite.

Une situation qui pourrait être considérée par ses adversaires comme un handicap pour quelqu’un qui aspire à accéder à la magistrature suprême. Mais cela n’est pas fortuit, et nous comprenons maintenant les vraies raisons du tripatouillage de la constitution ivoirienne depuis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara. On note en particulier, pour ne citer que cet article, le huitième alinéa de l’article 35 de la Constitution de la 2ème République, ainsi libellée : « Le candidat à la présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le conseil de l’ordre des médecins ». Cette disposition a disparu de la loi n°2016-886 du 8 novembre 2016 portant Constitution de la 3ème République. 

De ce fait, la santé est devenue un sujet comme on le dit si bien sous les tropiques « ça fait rien » au point qu’un « grand malade » connu ou qui s’ignore, peut constitutionnellement présider aux destinées de la Cote d’Ivoire.

Le fait qu’il parte en France ne choque pas forcément les Ivoiriens, parce que c’est leur habitude (Alassane Ouattara lui-même, Watttao, pour ne citer que ceux là). Le risque est plutôt politique, car cela affaiblit considérablement la candidature de Gon Coulibaly et de savoir que des tensions pourraient renaître au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP partie au pouvoir).

La candidature de Gon Coulibaly, rappelons-le, a été imposée par le président Alassane Ouattara en mars dernier. Ce choix avait entraîné la grogne de certains barons, qui mettaient souvent en avant la santé fragile du candidat désigné.

Samanta A. Desmonde