Centrafrique: deux attaques rebelles repoussées, selon l’ONU

Centrafrique: deux attaques rebelles repoussées, selon l’ONU

Deux nouvelles attaques menées durant le week-end en Centrafrique contre des villes éloignées de Bangui ont été repoussées au terme de violents combats contre les rebelles passés à l’offensive pour perturber la présidentielle de fin décembre, a affirmé lundi la force de l’ONU.

A Bouar, cinquième ville du pays avec 40.000 habitants, à 340 km au nord-ouest de la capitale mais sur un axe routier crucial pour son ravitaillement, les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), “en appui aux forces armées centrafricaines (FACA), ont repoussé les combattants (…) lors de violents combats survenus samedi”, a déclaré dans un communiqué Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca. La force de maintien de la paix a notamment “déployé des moyens aériens”, selon lui.

Deux avions de combat français ont également survolé la zone samedi pour “appuyer les militaires” centrafricains dont une importante base avait été prise à partie, avait assuré samedi le détachement militaire français qui sécurise l’aéroport de Bangui.

A Grimari, à 297 km au nord-est de Bangui, les groupes armés ont tenté dimanche “une entrée en force et ont tiré des roquettes sur le camp de la Minusca”, a expliqué le colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole des Casques bleus dans le pays.

“C’est le troisième jour successif que le détachement burundais (de la Minusca) à Grimari fait l’objet d’attaque de la part de groupes armés et qu’il parvient à les repousser”, a-t-il ajouté. Selon la Minusca, durant ces attaques, un soldat centrafricain a été blessé, à Grimari.

Six des plus puissants groupes armés qui occupent deux tiers du pays depuis le début de la guerre civile en 2013 se sont alliés mi-décembre et ont lancé une offensive pour perturber les élections présidentielle et législatives du 27 décembre. 

Le président sortant Faustin Archange Touadéra a été déclaré réélu le 4 janvier mais le résultat doit encore être certifié par la Cour constitutionnelle. 

L’opposition réclame l’annulation d’un scrutin entaché, selon elle, de “fraudes massives” et pour lequel seulement un électeur inscrit sur deux a eu la possibilité de se rendre aux urnes en raison de l’insécurité.

Face aux FACA puissamment épaulées par les Casques bleus et d’importants renforts de paramilitaires russes et de soldats rwandais, les rebelles n’ont à ce jour guère progressé vers Bangui et leurs attaques sont généralement cantonnées à des villes loin de la capitale.

A l’exception de Boali, à environ 80 kilomètres de Bangui, où les rebelles mènent sporadiquement des assauts, repoussés. La ville s’est partiellement vidée de ses habitants, a constaté dimanche un journaliste de l’AFP.

Les FACA occupaient le marché, des soldats rwandais et des paramilitaires russes, le visage dissimulé par des écharpes, à leurs côtés.

Dans certaines rues désertes, des douilles de mitrailleuse lourde jonchaient le sol. Deux hélicoptère Mi-17 russes survolaient la zone lors d’une visite du Premier ministre Firmin Ngrebada venu, sous forte escorte, remettre des médailles à des militaires centrafricains.

 

Ivoire112l’AfriqueNouvelle.info avec l’AFP