La Ministre Clotilde OHOUOCHI appelle la diaspora à jouer son rôle historique

THÈME :
SITUATION SOCIOPOLITIQUE EN CÔTE D’IVOIRE : COMMENT S’ORGANISE LE FPI FRANCE APRÈS LA PROFONDE DÉCHIRURE DE LA PRÉSIDENTIELLE 2020.”

LES SECTIONS ORGANISATRICES :

– FPI Lyon Section 01 dirigée par Erick Traoré, secrétaire général de Section;
– FPI Lyon Section 02 dirigée par Désiré Sibally, Secrétaire général de Section.

RÉALISATION DE L’ÉVÉNEMENT
Commission communication Président : ABOBI Gyslain
Membre : Antou kouassi Antoinette

ORATEURS :
– Clotilde Ohouochi Vice-présidente ancienne ministre de Côte d’Ivoire;
– Roger Gballou secrétaire national chargé de la formation politique
– Claudel Guigui, membre du comité de contrôle chargé de l’Europe ;
– Georgette NEKALO Représentante FPI France métropolitaine

Modérateurs : ABOBI Gyslain, président de la commission communication ;
ANTOU Antoinette, membre de la commission communication

En introduction, l’équipe de la modération a défini l’enjeu, à savoir que : Monsieur Ouattara, le président sortant, a violé la constitution en se présentant à un 3ème mandat auquel il n’avait pas le droit. Il en est résulté une grande fracture politique et sociale. La tension reste vive, et le régime a instauré la terreur. Plus de 200 personnes ont été TUÉES au cours des manifestations. L’opposition ayant appelé à la désobéissance civile et au boycott actif de la présidentielle subit une violente répression. Le pays se retrouve dans la même situation que la crise postélectorale de 2011.

Le e-meeting se justifie par les contraintes du confinement décrété par le gouvernement français en raison du COVID 19. Il permet aux sections de Lyon de demeurer actifs après l’application du mot d’ordre de boycottage actif de la mascarade présidentielle de Dramane Ouattara le 31 octobre 2020. Les objectifs de cette rencontre en ligne décidée par nos sections étaient les suivantes :
– faire le point de l’agitation en France et en Côte d’Ivoire ;

– comment poursuivre l’agitation en Côte d’Ivoire et en France en s’inscrivant résolument dans la ligne politique de la plate-forme de l’opposition unie ;

– dresser les perspectives et faire des propositions ;

– dire ce que le FPI en France peut faire concrètement ;

– entretenir la mobilisation en France ;

– informer l’opinion publique internationale sur la terreur du régime dictatorial de Monsieur Ouattara et ses graves violations des droits de l’homme ;

– exprimer le désaccord sur le soutien de la France au régime et condamner la position de Monsieur Macron ;

– soutenir les personnes arrêtées et mises sous les verrous, demander leur libération immédiate ainsi que la levée du blocus des domiciles ;

– Soutenir les blessés et les victimes de la terreur du régime :

– rendre hommage aux martyrs de la défense de la constitution ivoirienne et des libertés démocratiques

Les aspects techniques de la rencontre en ligne ont ensuite été indiqués avant l’intervention des orateurs.

 

I – Mme Ohouochi Clotilde

Première oratrice du meeting à pendre la parole, Mme Ohouochi précise, après les civilités d’usage, que le parti ne l’a pas mandatée, et qu’elle intervient en son nom personnel comme militant FPI.

Elle fait un rappel sur le conteste de la crise pré et postélectorale et ses nombreux morts. C’est est le résultat, dit-elle, du refus de dialogue. Mais surtout de la volonté infractionnelle de Monsieur Ouattara qui a violé la constitution ivoirienne interdisant le 3ème mandat au président sortant qui en fait deux.

Mme OHOUOHI a tenu tout particulièrement à insister sur le sort des victimes oubliées de cette énième crise ivoirienne. Elle dénonce l’omerta sur les 1864 ivoiriens recensés par le HCR , ces victimes qui ont fui le pays en dix jours. Plus de 15000 d’entre-eux ont trouvé refuge au Libéria. Le reste se répartit entre le Ghana, la Guinée Conakry et le Togo.

À ces réfugiés-là, s’ajoutent les déplacements de populations à l’intérieur même de la Côte d’ivoire. C’est le cas dramatique des autochtones du village de TEHIRI dans la sous-préfecture Bayota qui, confrontés aux exactions des miliciens du régime, ont fui leur maison. Les miliciens s’opposent à ce qu’ils retournent dans leur propre village, malgré l’intervention du sous-préfet. Mme OHOUOHI témoigne également que chez elle dans la région de la MÉ, vingt-quatre (24) jeunes ressortissants pourchassés, ne peuvent pas regagner le village.

Après ces aspects sociaux, Mme Ohouochi est revenue sur les considérations politiques relatives à l’espoir suscité dans les masses populaires par le Conseil National de Transition. Elle a évoqué l’attentisme et l’inertie qui en ont suivi, ainsi que la situation actuelle de blocage.

Elle a conclu par ses encouragements à la Diaspora pour continuer la mobilisation, sans oublier la réflexion nécessaire à toute entreprise politique. Elle a illustré son propos en référence au travail du président Laurent GBAGBO qui, pendant sa période d’exil de 1982 à 1986, a écrit des livres pour positionner le FPI en Côte d’Ivoire. Bref, elle a exhorté la Diaspora à prendre conscience de son rôle historique, en prenant la relève et intensifiant le combat politique face à l’embastillement de l’opposition ivoirienne.

 
Activité politique – Compte-rendu de e-meeting du 29 novembre 2020 (Achille LALLEBI)