La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins.(Roger Gballou)

Emboîtant le pas à la Vice-présidente Clotilde Ohouochi, le camarade Roger Gballou, Secrétaire national chargé de la formation politique des militants de la diaspora a déploré les assassinats des manifestants et le contexte chaotique orchestré par le régime Ouattara. Il a salué la levée du blocus du domicile du Président Hubert Oulaï avec qui le Secrétariat national chargé de la formation politique avait organisé le 11 octobre 2020 une conférence en ligne portant sur la désobéissance civile et ses enjeux démocratiques en Côte d’Ivoire. Il a exprimé tout son soutien à toutes les victimes des terreurs du régime d’Abidjan.

Abordant le thème du jour, Roger Gballou a constaté que la Côte d’Ivoire était à la croisée des chemins. Elle doit choisir entre une société de mensonge, de violence, de corruption, de déni de l’Etat de droit et de la démocratie telle que proposée par Monsieur Alassane Ouattara d’une part, et d’autre part une société aspirant à la souveraineté et fondée sur les valeurs démocratiques. Au sujet de la démocratie, Roger Gballou s’est interrogé sur le type de démocratie que le peuple ivoirien doit choisir. Est-ce une démocratie de confrontation tel que cela se passe en occident ou au contraire faut-inventer une démocratie consensuelle basée sur la recherche permanente d’un compromis tel que cela se passe à travers la pratique de la palabre dans les sociétés traditionnelles.

Car pour Roger Gballou, la démocratie de confrontation de type occidental n’a pas apporté les solutions aux problèmes que posaient l’organisation des élections en Côte d’Ivoire (les élections de 1995, 2000, 2010, 2015 et 2020 ont été émaillées de graves incidents et de morts d’hommes), la construction de la nation ivoirienne et la cohésion nationale eu égard à la fracture ethnique observée depuis 2000 et accentuée depuis 2010, et enfin la question de la bonne gouvernance avec la corruption généralisée érigée en système de gouvernance par le régime de Monsieur Ouattara. Dans cette croisée des chemins où se trouve la Côte d’Ivoire, Roger Gballou propose trois pistes de réflexion. D’abord il soutient que les luttes pour les libertés et la démocratie sont des luttes longues et difficiles qui finissent tôt ou tard à aboutir.

Il constate que trois invariants concourent au succès plus ou moins rapide de ces luttes.

Ce sont la mutualisation des forces des combattants en présence, l’adossement de ces forces et de ce combat au peuple et enfin l’acceptation par chacun de mener sa part du combat dans le respect mutuel. Ensuite, selon Roger Gballou, le FPI bénéficie d’une expérience et d’une expertise qu’il doit partager pour le succès de cette présente lutte. Le FPI a connu successivement les luttes dans la période de la clandestinité et de la semi-clandestinité sous le régime du parti unique, puis il a combattu la transition sous Bédié, le régime de la junte militaire, la rébellion et aujourd’hui le régime dictatorial de Monsieur Ouattara.

 

 Le SN Roger Gballou a terminé son propos en indiquant que la société à laquelle les Ivoiriens aspirent, c’est une société de travailleurs honnêtes et braves, cohabitant dans la convivialité et la bonne humeur sans aucun égard à leurs religions et ethnies respectives comme l’illustre la série web ivoirienne Sery et Sory.

Enfin, le camarade Roger Gballou a remercié, au nom du parti, les militants et sympathisants de Lyon qui ont contribué au succès de l’appel à la solidarité lancé par le parti face aux urgences sanitaires nécessité par les nombreux victimes de la terreur du régime de Dramane Ouattara.