C’est la première fois en Côte d’Ivoire, qu’une élection occasionne la décapitation d’un citoyen.

1° – Le summum de l’horreur.

Pour le camarade Claudel ,dernier orateur, la situation que nous traversons en Côte d’ivoire n’est pas inédite. Nous avons vécu cela en 2010. Sauf que cette fois-ci, nous avons atteint le summum de la barbarie. C’est la première fois en Côte d’Ivoire, qu’une élection occasionne la décapitation d’un citoyen. Ce genre d’atrocités dont seuls sont capables les terroristes djihadistes. C’est proprement inimaginable. Devant une telle horreur, le parti doit être exigeant pour ne pas reconnaître l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

2° – L’exigence de la fermeté.

Le problème, insiste l’intervenant, ne se pose pas du tout en terme de 3ème mandat. Ouattara n’est pas éligible. Il n’y a pas eu d’élection le 31 octobre comme l’a si bien relevé la camarade vice-présidente Simone EHIVET GBAGBO. Le parti doit s’en tenir à cette position avec fermeté. Parce que si nous tombons dans les arrangements, nous finirons par reconnaître que Ouattara est le président de la république. Poursuivant sur l’exigence de la fermeté, le camarade Claudel observe que l’impact de la désobéissance civile s’est davantage manifesté à l’intérieur du pays. Le FPI et l’opposition sont restés amorphes dans la capitale. Les arrestations et les blocus de domicile n’ont pas provoqué des manifestations dans le grand district d’Abidjan. Les figures politiques épargnées par la répression brutale, tel que Mamadou Koulibay dont on espérait le leadership pour prendre la relève de l’agitation, sont restés évanescents ; alors même que le régime paraissait à bout de souffle.

3° – la nécessité et la réaffirmation de l’union de l’opposition.

La situation imposait à chacun la nécessité de l’unité de l’opposition permettant d’isoler le régime et l’abattre définitivement. Elle s’est effectivement constituée en CNT dans une grande coalition. Une trop belle idée qui ne pouvait prospérer par son impréparation et l’annonce précipitée du gouvernement de transition demeurée sans résultat.
L’une des erreurs des ténors de la coalition a consisté à se maintenir comme candidats à la présidentielle tout en préconisant le boycott actif du scrutin. En définitive, tout repose sur le FPI qui doit reprendre les choses en main dans la vigilance.

4° – la vigilance dans le combat.

En effet, il est rapidement apparu que les personnalités qui composaient le CNT, avaient chacun, leur propre agenda. L’inconséquence d’un opposant de circonstance comme Monsieur Amon TANO s’est révélée au grand jour. Bref, l’opportunisme parasitaire a confirmé le manque de fermeté chez certains. La vigilance s’impose donc dans notre recherche de l’unité de l’opposition.

5° l’exhortation de la Diaspora à prendre ses responsabilités.

Le constat actuel, souligne l’orateur, c’est le statu quo. Personne ne parle aujourd’hui du CNT ni du gouvernement de transition. Tout semble bloqué. Que doit faire le parti ? Faut-il attendre GBAGBO pour débloquer la situation ? Ce serait dommage si tel était le cas. Mais la Diaspora que nous sommes, dit-il, doit prendre ses responsabilités en s’impliquant davantage en tant que force de propositions. Elle doit se rassembler, continuer la mobilisation et aider à renverser les rapports de force au pays.

Le camarade Claudel GUIGUI a conclu en remerciant les sections FPI Lyon, organisatrices du meeting en ligne. Il a exhorté les structures à les renouveler pour la formation politique des militants FPI en France.

Fait à Lyon, le 2020