LES VOEUX 2021 DE PASCAL DAGO KOKORA ENSEIGNANT RETRAITÉ DE l’UNIVERSITÉ GEORGETOWN à WASHINGTON DC

Chère Ivoirienne et cher Ivoirien,

Chère Africaine et cher Africain,

Chère amie et cher ami des peuples ivoirien et africain,

Tout d’abord :

Je forme pour vous et vos proches les vœux les meilleurs de BONNE ET HEUREUSE ANNÉE. Que le millésime 2021 dont les premières journées viennent de s’inscrire dans nos vies nous offre de multiples occasions de jouir du réconfort qui va nous fortifier dans notre foi en un avenir bien meilleur que celui de 2020.

Car, 2020 nous a laissé(e)s perplexes, douze mois durant, quant à l’issue de cet avenir dans la mesure où la férocité du virus (Covid-19) nous a mis sur un qui-vive constant, en raison de la perte de vies humaines survenue dans notre environnement immédiat ou lointain.

Nous sommes encore à nous adapter au vide créé par ces départs inattendus.

Ensuite :

Je me permets de vous rappeler quelques données concernant la migration ivoirienne, à l’échelle du monde. D’après MPI (Migration Policy Institute), à la mi-2019, cette migration est estimée à 1.114.000 personnes, sur son versant émigration, alors qu’elle est évaluée à 2.549.000 âmes sur son versant immigration.

Ces informations sont disponibles dans l’édition « 2021 Mapbox » de la « Open Street Map » de MPI.

Portons à présent un regard plus attentionné sur le versant émigration :  

Ce qui est remarquable dans la distribution géographique de la migration ivoirienne, c’est, me semble-t-il, sa concentration spatiale, témoin le commentaire que voici :

Nos compatriotes à l’étranger sont au nombre 558.000 à vivre au Burkina Faso, 188.000 au Mali, 99.000 en France, 73.000 au Ghana, 34.000 au Bénin, 31.000 aux États-Unis, 30.000 en Italie, 20.000 au Liberia, 13.000 en Angola, 12.000 au Canada, 8.000 au Royaume-Uni et en Guinée-Conakry, 6.000 en Belgique et au Togo, enfin 4.000 en Suisse et Allemagne, pour ne citer que   les chiffres qui atteignent la barre des 4000.

Pour pasticher une déclaration faite le 20 janvier 1961, à 12h51, heure de la capitale fédérale des États-Unis d’Amérique par son président-élu, John Fitzgerald Kennedy, je vous dis à vous mes compatriotes ivoiriens de la migration sur le versant émigrant :

« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

Quant à vous mes concitoyens de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, en Afrique :

« Ne demandez pas ce que les pays avancés et riches feront pour vous, mais plutôt ce, qu’ensemble, nous pouvons faire pour la liberté de l’Homme ivoirien et africain ».

 

Pascal Kokora, PhD

Enseignant retraité de l’Université Georgetown à Washington DC

Janvier 2021