Après l’Algérie, la Tunisie pourrait opter pour le vaccin russe Spoutnik V

Mardi 12 janvier, une réunion est prévue entre «le ministre tunisien de la Santé Faouzi Mehdi et l’ambassadeur de Russie à Tunis consacrée à l’examen des possibilités d’importation du vaccin russe Spoutnik V», informe l’agence TAP. D’autres contacts sont également en cours avec différents pays.

Sur fond d’aggravation de la situation sanitaire en Tunisie, le Président Kaïs Saïed a chargé son ministre des Affaires étrangères, Othmen Jerandi, d’accélérer les contacts diplomatiques avec plusieurs pays, dont la Russie, en vue de l’acquisition d’un vaccin, rapporte l’agence Tunis Arabe Presse (TAP). À cet effet, une réunion est prévue ce mardi 12 janvier entre le ministre tunisien de la Santé et l’ambassadeur de Russie à Tunis.

«Face aux dangers d’une nouvelle vague du coronavirus [en Tunisie] et l’éventualité d’un retour à un confinement sanitaire général, […] la disponibilité du vaccin constitue une lueur d’espoir pour venir à bout de l’épidémie», écrit TAP.

Vers l’acquisition du Spoutnik V?

Ainsi, dans ce contexte, le chef de l’État a demandé au ministre des Affaires étrangères d’établir des contacts avec tous les pays ayant développé un vaccin, dont la Russie.

Dans ce cadre, «une réunion se tiendra mardi entre le ministre de la Santé Faouzi Mehdi et l’ambassadeur de Russie à Tunis consacrée à l’examen des possibilités d’importation du vaccin russe Spoutnik V, premier vaccin enregistré au monde […] et validé le 11 août dernier par le ministère russe de la Santé», a confirmé à TAP Hechmi Louzir, membre du comité scientifique de lutte contre le coronavirus.

Dimanche 10 janvier, l’Agence nationale algérienne des produits pharmaceutiques a enregistré le vaccin anti-Covid russe Spoutnik V, a annoncé le Fonds russe d’investissements directs (RFPI). L’Algérie devient ainsi le premier pays africain à approuver officiellement son utilisation.

La situation de la Tunisie

Lors d’une intervention sur la chaîne de télévision nationale tunisienne Watania 1 dimanche 10 janvier, le chef de l’unité Covid-19 de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, le Pr Hichem Aouina, a mis en garde contre la «situation sanitaire dangereuse» à laquelle fait face le pays à cause de l’épidémie.

En effet, en raison de la saturation des hôpitaux, il a regretté le fait «d’arriver au stade de trier les malades» à admettre en soins intensifs, ce qui ne manquera pas de faire exploser le nombre de morts.

«Malheureusement, nous avons commencé à trier les malades en fonction du niveau de dangerosité de leur cas, car nos structures sont saturées», a-t-il informé, précisant que cette décision était «la plus douloureuse qu’un médecin puisse prendre».

 

Par Kamal Louadj de sputnik avec Ivoire114l’AfriqueNouvelle.info