AFFAIRE LOVE GUGU : LE MAGISTRAT EN EXIL GRAH ANGE OLIVIER S’EXPRIME

AFFAIRE LOVE GUGU, ENCORE VOUS. MONSIEUR ADOU RICHARD !

Il convient de prime abord de nous scandaliser de ce qu’une personne poursuivie pour diffamation, infraction punie uniquement d’une amende allant de 1000000 à 3000000 F soit arrêtée. En aucun cas, la dénommée Love Gugu n’aurait dû se retrouver pour des faits de diffamation derrière les barreaux, même pour une simple garde à vue. Cette pratique abusive du Parquet d’Abidjan, plusieurs fois répètée à l’endroit de citoyens ivoiriens et toujours pour des motifs extra-judiciaires, est constitutive, au sens du Code pénal ivoirien, d’une infraction punit par une peine d’emprisonnement. En effet, le Procureur et éventuellement le. Cette pratique abusive du Parquet d’Abidjan plusieurs fois à l’endroit de citoyens ivoiriens et toujours pour des motifs extra-judiciaires, est constitutive, au sens du Code pénal ivoirien, d’une infraction punit par une peine d’emprisonnement. La plaignante en sa qualité de complice encourt la même peine. Par conséquent s’il y a des personnes qui doivent être en Prison, ce sont eux. Malgré les justifications et les lamentations de la plaignante qui affirme le contraire, seul le bénéfice de solides relations dans le milieu judiciaire peut expliquer qu’elle bénéficie d’un tel abus d’autorité.

L’article 90 de la loi portant le régime juridique de la presse définit la diffamation comme ” toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne…”. À supposer établi que les propos tenus portent réellement atteinte à son honneur comme elle le soutient, il y a lieu à souligner que le fait de ne pas s’être contentée de porter plainte en mettant à la charge de la mise en cause l’obligation de prouver ses affirmations mais de l’avoir sur les réseaux sociaux également, traité de menteuse est susceptible de constituer en cas de plainte, une diffamation, à moins d’apporter la preuve qu’elle a menti. Par conséquent si l’obligation d’apporter la preuve de ce que l’on dit appartient à celui qui a parlé, alors autant Love Gugu a l’obligation de prouver ses déclarations à l’endroit de la plaignante, cette dernière a aussi l’obligation de prouver son mensonge. Vu la nature des faits, je crois que cela va être un exercice difficile pour l’une et l’autre d’apporter les éléments de preuve. Voilà pourquoi l’ouverture d’une procédure contre un citoyen, dans de telles conditions est ridicule et cela ne fait rajouter au caractère abusif de la détention.

Par ailleurs, peut-on valablement soutenir que la mise en cause s’est rendue coupable de diffamation ? Vu que les faits objet des poursuites se sont entièrement déroulés sur le territoire français, pays où le mariage entre personne de même sexe est autorisé ? Dans un tel contexte social, les l’imputations de relations homosexuelles ne peut nullement être considérée comme portant atteinte à l’honneur ou à la considération. Au contraire, ce sont les dénégations de la plaignante qualifiant la mise en cause de menteuse qui sont susceptibles de bénéficier d’une telle qualification. C’est, consciente de ce que sa plainte n’aurait aucune chance d’avoir une suite en France, qu’elle l’a introduit en Côte d’Ivoire en faisant intervenir ses relations.

Enfin, les magistrats ivoiriens n’ont-ils rien de mieux à faire, pour qu’après qu’on ait gracié récemment des milliers de véritables délinquants parce que les prisons sont engorgées , ils se lancent dans une affaire aussi ridicule portant sur des cancans de bas étage, en revêtant eux-même au passage le costume de délinquants, juste pour servir les caprices d’un individu en laissant également, un fort sentiment d’homophobie. Quant à vous, madame, arrêtez vos pleurnicheries hypocrites sur les réseaux sociaux, elles ne nous amusent plus, car au regard de ce qui se passe, c’est vous qui méritiez d’être derrière les barreaux.

Source : GRAH ANGE OLIVIER