À quand le réveil de l’Afrique? – Ivoire114l'AfriqueNouvelle

À quand le réveil de l’Afrique?

De la nécessité impérieuse de mutualiser, de partager nos expériences personnelles en vue de fédérer

De la nécessité impérieuse de mutualiser et de partager nos expériences personnelles pour fédérer et regrouper les multiples efforts que nous n’avons de cesse de déployer toutes et tous, surtout à titre individuel mais parfois à titre collectif, dans le dessein de nous en sortir en tant qu’Africains issus d’un continent qui regorge d’immenses ressources naturelles mais dont les populations sur le continent et hors du continent profitent très peu lorsqu’elles veulent améliorer leurs conditions de vies humaines.

Chère compatriote et cher compatriote de la Côte d’Ivoire (CIV),

Il m’est agréable de partager avec chacune et chacun de vous l’expérience d’un opérateur économique ivoirien d’adoption, M. Thierry Tan, d’origine chinoise et de nationalité française. Son expérience s’est traduite dans la création, le 6 août 1992, d’une société dénommée « Ivoir-Café  » pour la transformation sur place du café ivoirien. Son but était d’ajouter une plus-value conséquente à cette production agricole des paysans ivoiriens.

Je n’ai pas l’intention de vous faire revivre l’imbroglio juridico-commercial qui, sept années durant, a opposé cette entreprise de droit ivoirien représentée par son Président Directeur Général (PDG) et une institution financière internationale, la Banque africaine de développement (BAD). Je m’en voudrais toutefois de ne pas mentionner, en pièces jointes, quatre articles de journaux ivoiriens et camerounais qui vous permettront de vous faire une assez bonne idée de cette affaire (voir les liens à la fin de ce courriel).

Ceci étant, l’objectif du courriel de ce jour, dimanche 30 janvier 2022, est de vous montrer, par le truchement de quatre vidéos, en quoi consistait l’expérience de cet opérateur économique et surtout vous indiquer ce qui, à mon sens, n’a pas été suffisamment pris en compte dans cette expérience et qui peut expliquer l’aboutissement malheureux de ladite expérience.

Les deux premières vidéos sont respectivement longues de 2 minutes 48 secondes et de 17 minutes 27 secondes. Vous pouvez les visionner sans perdre trop de votre temps précieux. Quant aux deux dernières vidéos, elles sont relativement longues et peuvent être ennuyeuses à visionner. Je vous laisse donc l’option de les visionner ou de ne pas le faire.

La première vidéo de 2 minutes 48 secondes se propose de caractériser la différence entre l’Asie et l’Afrique par la déclaration que voici : « L’Asie n’a rien mais transforme tout, alors que l’Afrique a tout mais ne transforme rien ».

La seconde vidéo de 17 minutes 27 secondes montre comment une exploitation très astucieuse d’un produit comme le manioc et son sous-dérivé l’attiéké ivoirien pourrait effectivement contribuer à un bien meilleur développement de la CIV.

 

La troisième vidéo de 38 minutes 37 secondes établit une comparaison point par point de la Malaisie et de la CIV en posant la question suivante : « Pourquoi ne pas imiter la Malaisie ? »

La quatrième vidéo de 1 heure 11 minutes et 21 secondes est une interview sur la « Nouvelle vision » de M. Thierry Tan pour la Côte d’Ivoire. Cette interview est suivie de témoignages de chefs religieux (deux évêques, deux pasteurs et un imam) et de leaders d’organisations de jeunes.

 

Cette dernière vidéo affiche à l’écran le 27 juin 2008 comme date de sa création et celle de la tenue de l’évènement. À la différence des trois précédentes vidéos, cette quatrième vidéo montre que l’implication effective des membres de la communauté, pour lesquels un projet de développement est conçu, est une condition sine qua non de sa réussite. Il est impératif que les éventuels bénéficiaires d’un tel projet se l’approprient pour lui donner une chance de réussir.

Alors, la question légitime que l’on est en droit de se poser est la suivante : Si en août 1992, au moment où M. Thierry Tan créait « Ivoir-Café », s’il avait pris grand soin d’insérer son entreprise de transformation locale au sein d’une communauté ivoirienne comme cela semble apparaître dans la quatrième vidéo du 27 juin 2008, est-ce qu’il n’aurait pas mis de son côté toutes les chances d’éviter à son entreprise tout l’imbroglio juridico-commercial qui s’est déroulé sur une durée de sept années pleines et qui a contribué à la non-réalisation de ce projet si vital dans le projet de transformation sur place du café ivoirien que nous continuons, jusqu’à ce jour du dimanche 30 janvier 2022, à exporter en son état brut, en Suisse et ailleurs dans le monde ?

Cette expérience malheureuse de M. Thierry Tan ne nous rappelle-t-elle pas sans équivoque aucune que « l’union fait la force », dans tout ce que nous entreprenons pour devenir économiquement indépendant en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier ?

 

Bonne réception, bonne lecture et bon visionnage. Je reste dans l’attente de votre éventuel retour à votre plus proche convenance.

 

 

Pascal KOKORA, Professeur Émérite de l’Université Georgetown à Washington DC, aux USA

voir les liens suivants :

http://www.ivoire114lafriquenouvelle.info/2021/12/12/affaire-bad-ivoir-cafe-voici-ce-qui-sest-reellement-passe/

http://www.ivoire114lafriquenouvelle.info/2021/12/12/bohoun-bouabre-denonce-le-chantage-du-president-de-la-bad/

http://www.ivoire114lafriquenouvelle.info/2021/12/12/ivoire-cafe-revient/

http://www.ivoire114lafriquenouvelle.info/2021/12/12/la-bad-se-noie-dans-une-tasse-de-cafe/