Covid-19 : le virus regagne du terrain, notre carte de France par département – Ivoire114l'AfriqueNouvelle

Covid-19 : le virus regagne du terrain, notre carte de France par département

© Capital Covid-19 : le virus regagne du terrain, notre carte de France par département

Malgré une couverture vaccinale élevée et l’immunité naturelle acquise par la virulente vague Omicron cet hiver, toutes les classes d’âges sont concernées par la reprise épidémique.

À peine une semaine s’est écoulée depuis la fin du masque obligatoire dans les lieux clos. Et les indicateurs épidémiologiques s’emballent déjà. Les contaminations au virus de la Covid-19 ont bondi de 36 % en sept jours à l’échelle nationale.

Le taux d’incidence s’éloigne de plus en plus de l’objectif fixé “entre 300 et 500” maximum par le ministre des Solidarités et de la santé Olivier Véran. Selon Santé publique France, entre le 12 et le 18 mars, l’indicateur s’est élevé à 897,6 nouveaux cas positifs au Sars-CoV-2 pour 100.000 habitants. Le taux d’incidence était déjà dans le rouge sept jours plus tôt avec 659,4 contaminations pour 100.000.

Signe que la cinquième vague joue les prolongations après un mois de décrue, le taux de reproduction s’élève à 1,1. Cet indicateur, aussi appelé R effectif, mesure le nombre de personnes qu’un individu infecté par le Sars-CoV-2 peut contaminer. Lorsqu’il est inférieur à 1, l’épidémie ralentit. Mais quand il dépasse 1, alors le virus regagne du terrain. Il n’est donc pas étonnant de voir les contaminations augmenter à nouveau.

Mais comme à chaque rebond épidémique, les départements ne sont pas tous égaux. En Bretagne ou dans le Grand Est, on a déjà passé le cap des 1.000 nouveaux cas pour 100.000 habitants.

1.527,7 nouveaux cas pour 100.000 dans le Finistère, 1.450,1 dans les Côtes d’Armor, mais aussi 1.438,6 dans les Ardennes et 1.372,7 dans le Bas-Rhin. Malgré la couverture vaccinale élevée (79,5 %) et l’immunité acquise par la forte vague Omicron cet hiver, Santé publique France souligne que toutes les classes d’âges sont touchées par le rebond de l’épidémie.

Chez les 70-79 ans, le taux d’incidence a bondi de 35 % entre les deux premières semaines de mars, passant de 387 à 523 nouveaux cas pour 100.000 habitants. Tendance plus ou moins similaire chez les 60-69 ans avec 497 nouveaux cas pour 100.000 la semaine du 7 au 13 mars, soit +29,4 % par rapport à la semaine précédente. +29,5 % chez les 50-59 ans (632/100.000), +30,5 % chez les 40-49 ans (795/100.000), mais aussi +22,6 % chez les 30-39 ans (895/100.000).

Qui plus est, les hospitalisations sont aussi reparties à la hausse ces derniers jours. Une conséquence logique du rebond des contaminations. Selon Santé publique France, au 21 mars, 20.706 personnes sont à l’hôpital avec un test positif au Sars-CoV-2. Parmi eux, 1.632 patients se trouvent en soins critiques, un nombre qui semble stagner. Dans ses dernières modélisations mises à jour le 21 mars, l’Institut Pasteur anticipe une hausse des nouvelles hospitalisations pour Covid-19 dans les jours à venir. Après une légère phase de stabilisation, les nouvelles entrées en réanimation devraient augmenter de nouveau.

Malgré tous les indicateurs épidémiologiques qui rougissent de jour en jour, le gouvernement reste campé sur ses positions. Pas question pour Olivier Véran de revenir en arrière sur la fin du port du masque ou du pass vaccinal. “Si nous avions conservé les mesures, certains auraient dénoncé une manœuvre électoraliste pour maintenir un niveau de peur soi-disant utile au président.

Quand on les lève, les mêmes nous disent que c’est électoraliste…”, s’est-il défendu dimanche 20 mars dans les colonnes du Parisien. Élection ou pas, la politique sanitaire du gouvernement ne plaît pas à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a déploré, ce mardi 22 mars, la décision de plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et la France, de lever trop « brutalement » leurs mesures anti-Covid.

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