La vigilance reste de mise face au nouveaux sous-variants du Covid-19 – Ivoire114l'AfriqueNouvelle

La vigilance reste de mise face au nouveaux sous-variants du Covid-19

La vigilance reste de mise face au nouveaux sous-variants du Covid-19

L’Afrique du Sud connaît actuellement une nouvelle vague de contaminations au Covid-19. Deux nouveaux sous-variants Omicron, les BA.4 et BA.5 sont apparus. La moyenne quotidienne augmente depuis trois semaines, alors que le pays avait connu une accalmie tout au long du mois de mars.

Il est encore trop tôt pour connaître précisément la virulence de ces variants, mais si l’on en croit de premières données, les vaccins continuent d’offrir une bonne protection contre les formes sévères du Covid-19 et de réduire les risques de décès.

« On note en Afrique du Sud en particulier une augmentation du nombre de cas de Covid et cette augmentation est liée à l’émergence d’un nouveau variant qui est le BA.4 et le BA.5, de la même famille qu’Omicron, mais ce sont des sous-variants d’Omicron. En France, on a eu une épidémie de BA.1, et puis on a eu le BA.2. Aujourd’hui, le virus qui circule, c’est surtout le BA.2 », explique le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat à Paris et membre du Conseil scientifique Covid-19. 

« En Afrique du Sud, il n’y a pas eu d’épidémie de BA.2, rappelle le professeur. Donc, même si c’est une hypothèse, et il faut faire attention ; comme le BA.4 et le BA.5 sont plus proche du BA.2, on pense que peut-être ce qu’ils sont en train de voir en Afrique du Sud, on ne le verra pas en France et en Europe. »

Vigilance en France, malgré la situation épidémique « contrôlée »

Si les cas de BA.4 et de BA.5 restent rares en France, la vigilance reste de mise : « Pour l’instant, on voit quelques cas de BA.4 et de BA.5, mais pas de manière importante. Après on sait aussi que le pic s’est décalé d’un mois, un mois et demi par rapport au pays où cela émerge.

Donc pour l’instant, il faut vraiment qu’on surveille. Ce sont des choses qu’on a mises en place, en France ou ailleurs au niveau international, en termes de surveillance génomique, comme Emergen [Consortium pour la surveillance et la recherche sur les infections à pathogènes émergents via la génomique microbienne] par exemple en France. ».

En tout cas, les indicateurs sont désormais au vert concernant l’épidémie avec une diminution de la circulation du virus et des hospitalisations.

Mais selon le professeur Yazdan Yazdanpanah, malgré la forte vaccination en France et le nombre important de personnes ayant eu le variant Omicron, les Français ne sont pas forcément à l’abri. Pour autant, « on a des armes aujourd’hui qui sont plus importantes qu’il y a deux ans, qu’il y a un an, pour lutter contre ses variants : des armes en termes de surveillance, des armes en termes de vaccins et des armes en termes de traitement ».

 

RFI