Burkina Faso: le gouvernement réagit après un accrochage mortel avec des orpailleurs – Ivoire114l'AfriqueNouvelle

Burkina Faso: le gouvernement réagit après un accrochage mortel avec des orpailleurs

Burkina Faso: le gouvernement réagit après un accrochage mortel avec des orpailleurs

Des violences avaient éclaté mardi 25 mai lors d’une manifestation d’orpailleurs dont deux sont décédés et un blessé par balle, dans la ville minière de Houndé, dans la province de Tuy, à une centaine de kilomètres à l’est de Bobo Dioulasso. Aujourd’hui le calme est revenu, mais il reste précaire et un couvre-feu a été annoncé par le gouverneur.

Les manifestants demandaient la libération de douze de leurs camarades, arrêtés la semaine dernière après le saccage de la mine d’or industrielle Gold Operation. Après l’intervention des forces de l’ordre, parmi les victimes de ce mardi, un manifestant est mort dans une bousculade, l’autre a été tué par balle.

La situation est grave, selon Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement qui s’est exprimé hier à l’issue du conseil des ministres…

« À l’heure où je vous parle, une enquête est en cours pour déterminer l’origine de ces balles et pour situer les responsabilités. Un comité de gestion de crise piloté par le gouverneur a été mis en place. Le gouvernement appelle donc au calme et l’ensemble des acteurs au dialogue pour trouver une solution durable. »

Hier, le gouverneur des Hauts Bassins s’est entretenu avec les chefs coutumiers et religieux. Une première rencontre qui a apaisé la situation, mais la demande des orpailleurs reste la même : la libération de leurs camarades. Sankara Daouda, un orpailleur…

« Les chefs coutumiers ont dit que ces personnes allaient être libérés. Pour le moment, rien n’est fait. Les orpailleurs n’ont même pas eu de rencontre avec le gouverneur. D’ici demain ou après-demain, si les personnes ne sont pas libérées, peut-être que les orpailleurs vont sortir encore. »

Pour l’heure, les habitants de Houndé doivent rester chez eux de 19h à 5h matin selon le couvre-feu instauré mercredi.

 

RFI