Véhicule armé de l’opération Barkhane à Tombouctou, au Mali, le 14 décembre 2021

Après neuf ans d’engagement et de lutte contre les mouvements islamistes, c’est la fin de l’opération Barkhane au Mali. Les derniers militaires français ont quitté le pays ce 15 août 2022, comme l’annonce l’état-major des armées.

« Le dernier détachement de la force Barkhane présent sur le sol malien a franchi la frontière entre le Mali et le Niger », ce lundi 15 août 2022, annonce l’état-major des armées dans un communiqué de presse. Il venait de la plateforme opérationnelle désert de Gao qui a été transférée aux forces armées maliennes.

« Le 17 février dernier, constatant que les conditions politiques et opérationnelles n’étaient plus réunies pour rester engagée au Mali, la France a décidé, en concertation avec ses partenaires africains et européens, de réarticuler le dispositif de l’opération Barkhane en dehors du territoire malien », rappelle, de son côté, l’Élysée.

 

© FLORENT VERGNES / AFPVéhicule armé de l’opération Barkhane à Tombouctou, au Mali, le 14 décembre 2021
La présence militaire au Sahel va être divisée par deux d’ici la fin de l’année, à 2.500 militaires
Cela faisait neuf ans que les militaires français participaient à cette opération. Au total, 59 soldats français ont perdu la vie au Mali et au Sahel.

« La France reste engagée au Sahel, dans le Golfe de Guinée et la région du lac Tchad avec tous les partenaires attachés à la stabilité et à la lutte contre le terrorisme », ajoute l’Élysée. La présence militaire au Sahel va être divisée par deux d’ici la fin de l’année, à 2.500 militaires. De son côté, le Niger a accepté le maintien d’une base aérienne à Niamey, sa capitale, et l’appui de 250 soldats pour ses opérations militaires à la frontière malienne.

L’Élysée souligne que « ce retrait du Mali ne diminue en rien la mobilisation de la France pour faire libérer Olivier Dubois« . Ce journaliste français a été enlevé à Gao le 8 avril 2021 pendant qu’il était en reportage.