Pourquoi la cherté de la vie en Côte d’Ivoire ne changera pas après le discours du chef de l’État Alassane Dramane OUATTARA ? – Ivoire114l'AfriqueNouvelle

Pourquoi la cherté de la vie en Côte d’Ivoire ne changera pas après le discours du chef de l’État Alassane Dramane OUATTARA ?

Par Tapé GROUBERA

Pourquoi la cherté de la vie en Côte d’Ivoire ne changera pas après le discours du chef de l’État Alassane Dramane OUATTARA ?

INTRODUCTION

À la veille du 62 anniversaire de l´indépendance de la Côte d’Ivoire, le 6 août 2022 ,le Chef de l’Etat, M. Alassane Dramane OUATTARA (ADO), a prononcé son discours dans lequel il annoncé, compte tenu de la cherté de la vie, des avantages (au nombre de 6) pour les fonctionnaires et les agents de l´État.

Si ces mesures paraissent bien, surtout techniquement, elles ne changeront rien au quotidien de la très grande majorité des Ivoiriens (et même pour les bénéficiaires de ces mesures: les fonctionnaires et agents de l’État). Voici les raisons.

1. DES MESURES POUR UNE MINORITÉ D´IVOIRIENS

À première vue, on dira que c’est à une véritable annonce de mesures sociales et économiques que s’est livré M. Alassane Dramane OUATTARA. On peut noter entre autres :
– 𝘓’𝘦𝘹𝘵𝘦𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘣𝘦́𝘯𝘦́𝘧𝘪𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘪𝘯𝘥𝘦𝘮𝘯𝘪𝘵𝘦́́ 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘵𝘪𝘷𝘦 𝘢𝘶 𝘭𝘰𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢̀ 𝘭’𝘦𝘯𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘢𝘨𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘥𝘦 𝘭’𝘌́𝘵𝘢𝘵– 𝘓𝘢 𝘳𝘦𝘷𝘢𝘭𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 20 000 𝘍 𝘊𝘍𝘈 𝘱𝘢𝘳 𝘮𝘰𝘪𝘴, 𝘥𝘦 𝘭’𝘪𝘯𝘥𝘦𝘮𝘯𝘪𝘵𝘦́́ 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘵𝘪𝘷𝘦 𝘢𝘶 𝘭𝘰𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭’𝘦𝘯𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘢𝘨𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘥𝘦 𝘭’𝘌́𝘵𝘢𝘵

– 𝘓𝘢 𝘳𝘦𝘷𝘢𝘭𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘮𝘦𝘯𝘴𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘱𝘰𝘳𝘵.

– 𝘓𝘢 𝘳𝘦𝘷𝘢𝘭𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘭𝘭𝘰𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘧𝘢𝘮𝘪𝘭𝘪𝘢𝘭𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦 𝘥𝘦 2 500 𝘍 𝘊𝘍𝘈 𝘢̀ 7 500 𝘍 𝘊𝘍𝘈 𝘱𝘢𝘳 𝘮𝘰𝘪𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘳 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵.

– 𝘓’𝘪𝘯𝘴𝘵𝘢𝘶𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥’𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘦𝘹𝘤𝘦𝘱𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘧𝘪𝘯 𝘥’𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦, 𝘳𝘦𝘱𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘯𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘶𝘯 𝘵𝘪𝘦𝘳𝘴 (1/3) 𝘥𝘶 𝘴𝘢𝘭𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘮𝘦𝘯𝘴𝘶𝘦𝘭 𝘪𝘯𝘥𝘪𝘤𝘪𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘣𝘢𝘴𝘦

– 𝘓𝘦𝘴 𝘳𝘦𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘥𝘶 𝘴𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘤 𝘣𝘦́𝘯𝘦́𝘧𝘪𝘤𝘪𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘩𝘢𝘶𝘴𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘭𝘭𝘰𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘧𝘢𝘮𝘪𝘭𝘪𝘢𝘭𝘦 𝘥𝘦 5000 𝘍 𝘊𝘍𝘈 𝘱𝘢𝘳 𝘮𝘰𝘪𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘳 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵. 𝘓𝘦𝘴 𝘳𝘦𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘥𝘶 𝘴𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘳𝘪𝘷𝘦́, 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘦 𝘢𝘶𝘨𝘮𝘦𝘯𝘵𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦 5%.

En observant bien, on remarque que:
1) ces mesures ne concernent que seulement les fonctionnaires et agents de l´État.
2) ces mesures n´auront pas d´impacts sur la cherté de la vie des fonctionnaires et agents de l’État.
Prenons le premier élément. D´après les données de la fonction publique ivoirienne [1], on comptait, le 31 décembre 2021, (donc en 2021) 237 483 fonctionnaires et agents de l´État, dont 83 714 femmes et 153 769 hommes.

Supposons qu´on ajoute 150 000 (le nombre de travailleurs du secteur privé et des nouvelles recrues de 2021-2022), au nombre travailleurs du 31 décembre 2020, on atteint le nombre de 387 483 personnes.
Or les données statistiques officielles de 2022 nous indiquent que la Côte d’Ivoire compte 27 810 491 habitants dont 15 560 589 sont actifs, c´est-à-dire les IVOIRIENS qui sont capables de travailler, en âge de travailler. [2]

Le rapport des travailleurs par le nombre des actifs nous donne 2,49%. Cela signifie que sur 100 IVOIRIENS en âge de travailler, seules 3 personnes travaillent actuellement en Côte d’Ivoire . Et c´est donc cette minorité qui va bénéficier de ces avantages dont le Chef de l´État a fait l´annonce le 6 août 2022 dernier.
En allant plus loin, on remarque que nous avons 97 IVOIRIENS en âge de travailler ?

2. QUAND EN EST-IL DES PAYSANS ET DES AUTRES DU SECTEUR INFORMEL?

Au temps du président Félix Houphouët-Boigny, le slogan en Côte d’Ivoire était « l´économie de la Côte d’Ivoire repose sur l´agriculture. » Cela n´a toujours pas changé car la Côte d’Ivoire, à l´instar de la grande majorité des pays africains « francophones »(occupés par la France) n´est pas industrialisée.

Et donc, la population ivoirienne est à grande majorité paysanne.
En effet, les données de la Banque mondiale indiquent qu´il y a 57% de la population ivoirienne qui vit en milieu rural cintre 43% dans les villes.[3]. Et 57% de la population totale ivoirienne (27 810 491), soit environ 15 851 980 personnes, parce que ne vivant pas en ville et ne travaillant pas fonctionnaires ou agents de l’État, ne sont pas prises en compte dans les mesures. Il y a là une discrimination. Cette discrimination frappe en plus les femmes.

On sait que 43% de personnes vivent dans les villes. Et beaucoup d´entre elles sont actives. Mais faute d´emplois, de nombreuses parmi elles vivent du travail informel. C´est cet ensemble (paysans et citadins du secteur informel) qui constituent les 97% de la population active qui ne sont pas prises en compte par les mesures du 6 août dernier. Quand on sait que ces personnes sont également frappées par la cherté de la vie qui frappe la Côte d’Ivoire depuis au moins juillet 2021[4].

3. QUELQUES PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR LA GRANDE MAJORITÉ DES IVOIRIENS .

Nous affirmons que ces mesures ne vont pas impacter la cherté de la vie dont souffrent les IVOIRIENS. Simplement parce que, d´une part, le panier de la ménagère (banane, manioc, riz, huile, légumes, viande et/ou poisson,,,) qui est, en premier lieu, concerné n´a pas été pris en compte par les mesures du 6 août dernier. Et d´autre part, parce qu´il y a des taxes et structures budgétivores à supprimer.
Commençons par le panier de la ménagère. Comme propositions nous disons qu’il faut :

1) Apporter un appui financier aux femmes du secteur vivrier, au secteur de la boucherie, de la poissonnerie et des entreprises d´huilerie. Puis, convenir avec eux des prix à la baisse conventionnels.

2) Communiquer à la télévision, à la radio et dans les médias écrits ces prix homologués chaque jour. Puis mettre un numéro vert ou rouge à la disposition des consommateurs pour dénoncer les contrevenants afin qu’ils/elles soient sanctionner.

3) Diminuer les prix ou l´acquisition des l’acquisition d’un étal (place)ou d’un magasin sur les marchés .

Pour ce qui concerne les taxes, nous avons appris hier, de la part de Mme Pulcherie Gbalet existence sur les factures d´électricité de trois taxes [ 5]: redevance télévision (RTI) de 2000 FCFA, rémunératoire pour l´enlèvement des ordures ménagères de 915 FCFA, et la redevance pour l´électrification rurale de 490 FCFA.

Ce qui fait un total de 3405 f. Ces taxes sont payées par toute les personnes (fonctionnaires, agent de l´État ou non). Pourvu que cette personne possède un compteur électrique chez elle.
Si les deux dernières taxes doivent demeurer, mais bien utilisée, la première (redevance télévision) doit disparaître.

Il y a également deux impôts sur les salaires à supprimer. Il s´agit de l´impôt de contribution nationale (CN) et l´impôts sur les traitemenrs (ITS) qui concerne les salaires, les pensions et les rentes viagères. Chez certaines personnes, le montant de CN s´élève à 5 000 f CFA. Et ces deux impôts furent une revendication des centrales syndicales ivoiriennes.

Mais cette revendication fut abandonnée lors du protocole d’accord portant trêve sociale pour cinq ans (2017-2022), entre le gouvernement ivoirien et les huit centrales syndicales.

Cela l´est encore pour le second accord de protocole d’accord portant trêve sociale pour cinq années à venir (2022-2027).

À l´allure où vont les installations des péages, Abidjan sera bientôt une ville totalement isolée de la Côte d’Ivoire. Or c´est à Abidjan que se trouvent toutes les administrations. Par exemple, pour faire son passeport , tout citoyen ivoirien de l´intérieur de la Côte d’Ivoire doivent se rendre a Abidjan. Ceux résidents à Grand-Bassam, pour faire établir leur passeport, doivent s´acquitter d´au moins de quatre milles FCFA (deux mille pour se faire enrôler et les deux autres mille pour récupérer son passeport). Tout cela pour seulement passer les péages.

Outre cela, compte tenue de sa superficie d´Abidjan (2 119 km²),et avec une population de 6 millions, le problème de logement est une réalité. Ce qui fait que beaucoup d´IVOIRIENS louent, par exemple à Grand-Bassam mais travaillent dans la ville d´Abidjan. Tout comme ceux qui résident à Grand-Bassam mais ont trouvé de l´emploi à Abidjan.

Ces fonctionnaires là, doivent tous les jours payer deux mille FCFA(aller-retour), soit 60 000 FCFA par mois pour seulement se rendre sur leur lieu de travail et rentrer chez. Nous n´avons pas encore compté la nourriture. Le prix du péage mensuel représente le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) en Côte d’Ivoire. Imaginez pour une personne qui a un salaire de 100 000 f CFA. Par ailleurs il est question de faire passer le prix de 1 000 à 3 500 FCFA [6].

La question que certains se pose c´est bien évidemment qu´il n´y pas d´argent pour financer toutes ces propositions. Et pourtant, nous affirmons qu´il y a même assez d´argent pour permettre aux IVOIRIENS de profiter de la croissance tant vantée.

La première proposition est la baisse d´au moins de moitié ou proportionnellement le budget (ou fonds) de souveraineté du Chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara. En 2016, il s´élevait à 322,987 milliards de FCFA [7]. On sait que du temps du président Henri Konan BÉDIÉ, ce fonds était à 25 milliards et qu´ au temps du président GBAGBO, il est monté à 80 milliards. Alors, en établissant une proportionnalité, l´actuel Chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara devrait percevoir 256 milliards. Ce qui fait un gain de 66.987 milliards pour les Ivoiriens. Nous rappelons que ce fonds n´à rien avoir avec son salaire.

La deuxième proposition c´est la diminution du nombre des membres di gouvernement. Il y a actuellement ministres et 4 Secrétaires d´État .Si on ajoute les 14 ministres-gouverneurs (nommés par décret le 18 juin2021[8]), on arrive à un total de 55 ministres. C´est trop. Or avec 20 voire 25 ministres au maximum, la Côte d’Ivoire ne sera pas moins mal géré.

Comme en 2016, un site en ligne avait indiqué que les 45 ministres coûtaient mensuellement 210 millions de FCFA (320 000 €)[9], en faisant une règle de trois pour les 25 ministres nécessaires. On arrive à un gain de 93,3 millions de FCFA par mois.

Si en plus, on diminue de moitié le budgets de l´Assemblée nationale, et qu´on supprime la CEI, le SENAT, la médiature, le Conseil économique et social , de la Chancellerie. Il est dit ( et nous n´avons pu vérifier) que par an, la Côte d’Ivoire dépense 28,1 milliards pour la CEI(Commission Électorale Indépendante), 10,8 milliards pour le le Sénat; 5,6 milliards pour le Conseil Économique et Social; 4 8 milliards pour la médiature ; 1,9 milliards pour la Chancellerie. Ces institutions sont budgétivores, et donc doivent disparaître.

CONCLUSION

Les mesures annoncées à grand renfort de publicité, le 6 août 2022 par le Chef de l’Etat, M.Alassane Dramane OUATTARA sont plus de la propagande que des mesures contre la cherté de la vie. Elles ne concernent qu´à peine 3 ivoiriens 100 en âge de travailler, et 1 ivoirien sur 100 dans l´ensemble.

De plus, le panier de la ménagère n´a pas été à l´ordre du jour. Aucune mesure gouvernementale forte en faveur de l’auto-suffisance alimentaire. Il est répété à longueur de journée que l´État ne peut embaucher tout le monde. De ce fait, l´État devrait , d´une part baisser les impôts, et d´autre part, se porter garante et inciter les banques à faire des prêts à des jeunes qui sont (ou veulent se lancer) dans l´entreprenariat.

Ensuite, l´État devrait diminuer son train de vie: diminution du fonds de souveraineté du Chef de l´État, du nombre de ministres à 25 au maximum.
Enfin, l´État devrait supprimer les institutions inutiles et diminuer le salaire des ministres et députés.

L’HISTOIRE EST LE TRIBUNAL DES PEUPLES.

Fait, le 17 août 2022

Tapé GROUBERA, Président du Mouvement pour la Renaissance de l’Afrique (moraf).

Auteur du livre CES AFRICAINS ENNEMIS DES AFRICAINS.

Porte-parole de la Plateforme des Organisations Ivoiriennes du Benelux (POIB).

Mail: moraf.afrique@gmail.com

RÉFÉRENCES

[1]https://www.fonctionpublique.gouv.ci/index.php/front-page/navigator/documentation?v=Annuaire%20Statistique.

[2]https://population-pyramid.net/fr/pp/c%C3%B4te-d%27ivoire.

[3]https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SP.RUR.TOTL.ZS?locations=CI

[4]https://www.jeuneafrique.com/1206077/societe/cote-divoire-que-fait-le-gouvernement-face-a-la-vie-chere/

[5] https://fb.watch/eXiOXRu9Bd/

[6]https://www.voaafrique.com/a/cote-d-ivoire-autoroute-le-co%C3%BBt-du-p%C3%A9age-de-grand-bassam-fait-r%C3%A2ler-les-ivoiriens/6638397.html

[7]https://www.jeuneafrique.com/471638/economie/fonds-de-souverainete-en-cote-divoire-les-nouvelles-clarifications-de-la-presidence/

[8]https://www.gouv.ci/_actualite-article.php?recordID=12336&d=1

[9]https://www.connectionivoirienne.net/2016/04/29/cote-divoire-salaires-cumules-43-ministres-selevent-a-210-millions-de-fcfa-320-000-euros/